Présentation

18 05 2011

Depuis 1995 j’ai connu bien des entreprises et bien des gens donc. J’aimerai ici retranscrire mes expériences et mes réflexions sur ce monde du travail, mais aussi sur la vie en générale.

De la micro-entreprise à la multinationale, du privé et du public, j’ai connu de nombreux environnements différents. Mon métier, d’abord orienté vers le secrétariat et maintenant sur la compta, m’a permit de travailler dans des secteurs différents, industrie, service, commerce, droit …

Quand j’arrive sur un nouveau site, j’aime savoir qui est là depuis toujours et qui est là depuis hier, j’aime que l’on me raconte comment s’était avant pour mieux m’inprégner et m’intégrer à l’entreprise.

Mon premier constat depuis que je travaille, qque soit le secteur ou la taille de l’entreprise, c’est de dire que chacun est d’accord pour dire qu’avant c’était mieux, c’était plus cool. Je pense pouvoir dire que tous ceux qui ont commencé à travailler à la fin des années 80 n’ont pas connus cette ambiance détendue dont on me parle tant. Je vous parle d’un temps où l’alcool était présent et accepté en entreprise, d’un temps où patron et salariés se parlaient autrement qu’en réunion, un temps où le stress et la dépression étaient absent des bureaux. Dans certaines entreprises il y avait l’apéro rituel du vendredi, les chiffres n’étaient alors peut-être pas aussi décortiqués qu’aujourd’hui, la concurrence moins présente ? Peut-être plus de respect entre chacun aussi, plus de rétribution et de motivation. Quand on est bien payé, est-on forcément plus motivé ? Je dirai pas forcément, car ayant travaillé dans une entreprise qui payait bien j’ai malgré tout constaté de nombreux arrêts de travail pour « fatigue émotionnelle », démotivation.

 Deuxième constat, les gens en valent toujours plus ! Jamais assez, toujours à se plaindre, malgré parfois de très bonnes conditions de travail. Ces gens-là en général n’ont jamais connus le chômage, ils ne connaissent pas leur chance. J’ai souvent travaillé en intérim, on ne fait pas vraiment partis de l’entreprise mais on est là. On est là pour les entendre se plaindre mais aussi pour se féliciter d’avoir une prime (vacances, noel, résultat …) alors que nous non. Parfois l’impression d’être au bord du rail et de ne pas pouvoir monter dans le train. Le train de la consommation. Car quand on est un « précaire » on ne peut pas dépenser sans réfléchir et sans compter. On économise pour se prémunir de l’avenir, on se prive du superflu, et on attend un jour meilleur. Un jour une maison, un jour un week-end, un jour je pourrai respirer et rire. Pour l’instant je vis, point. Pas de feux d’artifices ni fanfares.

D’un autre côté avoir tout tout de suite, cela doit vite devenir ennuyeux. De quoi rêve-t-on quand on a tout ? Chers petits rêves qui nous tiennent bien au chaud et nous font passer « l’hiver ».

 


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